L’architecte Christian Menu signe 18000 m² de logements à La Rochelle

presse et actualités
17/07/2012
Le Petit Economiste
photos : Philippe Ruault

L’architecte Christian Menu signe 18000 m² de logements à La Rochelle

 
 
L’architecte Christian Menu signe 18 000 m² de logements dans le cadre du réaménagement des abords de l’hôpital de La Rochelle. Les bâtiments font face à des bassins, des canaux et des quais, à la géométrie allongée et horizontale, reprise dans l’architecture générale du projet.
Une architecture de grandes terrasses en avancée, qui prolongent les espaces intérieurs vers un panorama de la ville ancienne. Leur grande profondeur et leur proportion rabaissée préservent l’intimité des appartements et renforcent la vision horizontale sur le paysage.Christian Menu propose ainsi des habitations en lien avec leur environnement, offrant des terrasses d’une surface importante (jusqu’à 100% de la surface de l’appartement), avec des orientations Sud, Est et Ouest, le Nord n’étant qu’une orientation secondaire et la face de passage des coursives extérieures, à l’opposée à celle des terrasses et des balcons.La conception du bâtiment répond aux critères de la norme THPE, avec une grande attention portée au confort de ses habitants, tant au niveau de l’isolation thermique qu’acoustique. Les façades donnant sur les grandes terrasses à rupture de ponts thermiques, sont habillées de verre et isolées par l’extérieur. Les plans en avancée des terrasses font office d’abat-son des nuisances sonores de la voie en contrebas. La toiture végétalisée offre le double avantage d’assurer une inertie thermique et au rejet des eaux, dans le souci d’une démarche HQE.Christian Menu a tiré parti d’une architecture de profondes et larges terrasses que les acquéreurs légitimement plébiscitent. Le balcon qui est un des plus forts critères à la décision de l’achat trouve là son expression ultime. Le parti a d’ailleurs amplement participé au succès commercial. Cette disposition favorise la vie à l’extérieur et en prise directe avec le ciel et les couleurs des toits. L’accentuation de l’horizontalité renvoie au caractère maritime du paysage rochelais et charentais, les terrasses recouvertes de lames de bois aux pontons des ports.Les appartements sont lumineux à l’arrière de la façade vitrée continue qui joue de ces verres transparents et opalins. Les intérieurs des appartements s’ouvrent sur la perspective d’un paysage dominé par l’eau. L’ambition est simple : donner à voir du lointain.L’opération immobilière restructure un site jusque là désurbanisé, et discontinu. Il présente l’avantage d’être encore dans l’enceinte de la ville ancienne, à quelques mètres du vieux port de La Rochelle. Le terrain est celui des fortifications et des douves historiques et fait face au bassin de chasse, la plus belle pièce d’eau en terre de la ville. Christian Menu a voulu que cet espace reprenne sa valeur de porte d’entrée sur la ville et que le réaménagement permette une réappropriation des bords du bassin par les Rochelais.Le site est très légèrement surélevé dans une ville d’anciens marécages. Tourné tout entier vers l’ouest, replié sur ses quais et son port, ses écluses, ses parapets, ses glacis, ses franc-bord. Le rivage de la Charente est sans relief et envahi de vasières. Ses terres s’élargissent à marée basse et se rythment des bouchots noirs des champs de conchyliculture. Le rivage s’interrompt des pilotis des cabanons de pêche au carlet.
Le terrain est situé à la confluence de canaux et d’un bassin d’eau saumâtre relié à l’ouest à l’avant-port, à l’est au réseau drainant de plus de 3 000 kilomètres carré de marais du continent.
L’architecte compose avec l’architecture des années 70 de l’hôpital, bâtiment public emblématique et premier employeur de la ville. Il le met en scène et le replace par un nouvel alignement à la rue qu’il avait perdu par son implantation en recul et décalé de la façade urbaine.Le programme d’habitation, situé sur le quai Maubec, ouvert sur le bassin de chasse, vise à valoriser une vision horizontale du paysage et à assurer la continuité de façade du quai.
Le projet se réfère à l’architecture de ponts et de decks de bateaux transatlantiques. Les ponts y sont superposés et donnent le caractère essentiel au projet. Les volumes habitables sont pris en « sandwich » comme les cabines des paquebots anciens et très en recul du franc-bord. De même les garde-corps en métal déployé et verre sont placés en recul de plus d’un mètre renforçant par leur effacement la prééminence des porte-à-faux et de l’horizontalité prononcée des planchers.Il s’agit de présenter en fond de perspective urbaine, un lignage abstrait, sans interférence d’un travail de percement, fond de décor au paysage naturel. Les ponts aux dimensions inhabituelles donnent de la profondeur et de l’éloignement à la rue. Ils se placent au-dessus d’elle, au-dessus des toits. Et de là ils plongent entre ciel et eau vers l’Ouest. Les façades en recul de plus de 3,50 mètres sont traitées par des châssis vitré de menuiseries aluminium de toute la hauteur de la façade. Donnant un aspect de grande clarté, dans l’effacement de tout élément architectonique.
La particularité du bâtiment de Christian Menu réside dans une cohérence entre horizontalité et profondeur. Les grandes terrasses en bois tek sur des encorbellements en béton préfabriqué sont soutenues par des poutres invisibles, apportant de l’intérieur une vue horizontale ininterrompue sur le bassin et le paysage, et de l’extérieur la vision d’une construction évoquant un navire.